Pourquoi je blogue

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Comme toutes les femmes qui ont subi la violence du sexisme sous une forme ou une autre, j’ai d’abord vécu une longue traversée du désert, remplie de doutes, de culpabilisations, d’envie d’oublier. Mais comme toute militante, je me réveille chaque matin avec un truc dans le ventre qui me dit que je n’ai pas le droit d’abandonner et que je dois amener au moins une petite pierre à la destruction du sexisme ordinaire et de son chien de garde : la violence faite aux femmes.

La véritable gauche anticapitaliste ne se réalisera jamais pleinement si elle continue à reproduire des travers sexistes, en totale contradiction avec sa théorie féministe.

Pour balayer devant sa porte, il faut mettre des mots sur les réalités, regarder les choses en face, et envisager sérieusement le changement. La crise du SWP britannique a fait éclater cette réalité au grand jour, mais beaucoup de militantes connaissent des cas dont on a fait moins de publicité dans toutes sortes d’organisations progressistes, anticapitalistes, qui se disent, et se pensent féministes. Cela abouttit le plus souvent à des départs, à des femmes qui quittent les organisations parce que victimes du sexisme, et du manque de démocratie interne qui lui permet de se développer.

Comme le dit Sandra Ezquerra, militante anticapitaliste et féministe espagnole :

« Regardez autour de vous, dans vos sections locales et régionales, et dites moi combien de camarades femmes vous connaissez qui ont entre 30 et 50 ans ? Ou simplement le nombre de camarades femmes ayant des enfants ou des petits enfants, ou avec des parents âgés ou malades ? Elles ne sont pas nombreuses et, pour que nous ne soyons pas sans cesse moins nombreuses, il faut lutter de manière ferme, non seulement dans nos discours, mais aussi en balayant devant notre propre porte, et à l’intérieur aussi, pour le droit à ne pas devoir choisir. »

Comment changer le fonctionnement ? Comment changer les mentalités ? Comment rendre réelle et effective la solidarité entre toutes les femmes ? Comment développer des organisations effectivement démocratiques et féministes ?

Envie de contribuer, envie de témoigner, envie de donner votre avis ? n’hésitez pas !

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Une réflexion sur “Pourquoi je blogue

  1. Merci pour ton blog et le temps que tu y passe, j’ai lu la plupart de tes postes et ils m’ont permis d’apprendre des choses et d’approfondir ma connaissance de sujets qui m’interessent enormements (meme si je ne suis pas d’accord avec tout :D)
    Keep up the good work !

    J'aime

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